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Nouvelle année : comment les salles de sport transforment les bonnes résolutions en business

Qui dit nouvelle année, dit nouvelles résolutions et comme chaque année, dès les premiers jours de janvier, les salles de sports sont pleines à craquer. Tapis de course pris d’assaut, cours collectifs complets, cela représente une période cruciale pour ces établissements. Entre ceux qui souhaitent perdre du poids, prendre du muscle, rester en forme ou tout simplement reprendre une activité physique et sportive, c’est un mois qui se veut dynamique et synonyme d'afflux de nouveaux clients. Un phénomène bien connu des professionnels du secteur que l’on appelle le traditionnel pic du mois de janvier.


Salle de sport à Montpellier - Ethan Davila Levy
Salle de sport à Montpellier - Ethan Davila Levy

Ce rendez-vous annuel n’a rien d’anecdotique. Pour les gérants des établissements, c’est globalement l’un des mois les plus importants de l’année en termes de chiffre d’affaires et de nouveaux abonnements. Une dynamique portée par le changement d’année, et par conséquent les « bonnes résolutions », mais aussi par une communication orchestrée par les enseignes du secteur. Derrière les bonnes résolutions individuelles se cache ainsi une véritable stratégie business.


Des résolutions personnelles avec une portée économique


Conscient de cet engouement, cela offre une opportunité pour les salles de sports qui en font leur business. Elles adaptent leurs offres pour permettre aux plus sceptiques de se lancer plus facilement, en levant les frais d’inscriptions, ou en offrant des sacs de l’enseigne. C’est donc LE moment idéale de mettre un petit plus de budget sur le marketing afin de toucher un maximum de personnes et d’en obtenir un bon retour.

Certaines grandes enseignes illustrent parfaitement cette stratégie. Par exemple, du 1er et 22 janvier, Fitness Park offre les frais d'adhésion et les quatre premières semaines. Au sein du réseau Basic Fit, les personnes qui s'inscrivent entre le 27 décembre et le 1er février pourront se voir offrir six semaines dans le cadre d'un abonnement annuel de 58 semaines.


« C’est le moment idéal pour les salles pour vendre des abonnements à des tarifs préférentiels », indiquait aux Echos la sociologue enseignante-chercheuse à l'ISC Paris Catherine Lejealle.


Des opérations ciblées qui permettent non seulement d’attirer un grand nombre de clients, mais aussi de sécuriser les abonnements sur la durée.


Une rentabilité attractive, mais une pression accrue


Certes, c'est une période de l'année très rentable, mais elle est aussi beaucoup plus chargée, ce qui signifie qu'elle est plus stressante.

Une période compliquée à laquelle chaque établissement est confrontée et à laquelle il faut s’adapter, sans pour autant changer ses habitudes. Maintenir une bonne cohésion entre le personnel, garantir une qualité de service constante et assurer une logistique efficace. Car plus de fréquentation implique aussi davantage de besoins, qu’il s’agisse de serviettes, de boissons ou de matériel sportif.


Reste ensuite un enjeu majeur, qui est de fidéliser les adhérents au-delà du mois de janvier. Car si les bonnes résolutions remplissent les salles en début d’année, seule la fidélisation permettra d’inscrire cette dynamique dans la durée.

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