Élections municipales de Montpellier : La lutte contre les violences sexuelles au cœur des programmes
- Solene Leroy
- 22 janv.
- 3 min de lecture
À l’approche des élections municipales les 15 et 22 mars 2026, la lutte contre les violences sexuelles et sexistes s’impose comme un enjeu majeur de la politique locale. Parce qu’elles sont au plus près du quotidien des habitantes, les villes disposent de leviers concrets pour prévenir ces agressions et protéger les victimes. A Montpellier, entre mesures déjà mises en place et promesses des candidats, la ville se place au coeur de ce combat.

Mairie de Montpellier / Nicolas Bonzom
Un enjeu local, une urgence nationale
Agressions dans les transports, sifflements dans la rue, peur constante de rentrer tard le soir, l’insécurité des femmes est une réalité. En 2024, les services de police et de gendarmerie enregistrent plus de 120 000 victimes de crimes et de délits à caractère sexuel. 85% de ces victimes sont des femmes, selon le ministère Français. Dû à ces agressions récurrentes, les municipalités sont en première ligne pour agir contre celles-ci. Dans chaque ville, des actions peuvent être menées dans les transports, les lieux d’accueil ou encore sur l’accompagnement des victimes pour améliorer la sécurité des femmes.
A partir de mars 2026, cette triste réalité peut évoluer. En vue des élections imminentes, de nombreuses propositions ont été énumérées par la FNCIDFF : Fédération Nationales des Centres d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles. Parmi ces actions l’une propose la mise en place d’un contrat local contre les violences conjugales, sexistes et sexuelles au niveau municipal. Cela vise à favoriser l’implication entre différents acteurs, tels que les forces de l’ordre, le parquet et les élus locaux, pour repérer ces violences, améliorer leur prise en charge et garantir un suivi de ces situations. Concernant l’accompagnement de ces femmes victimes, la FNCIDFF suggère également de faciliter l’accès au logement et à l’hébergement en développant l’offre de solutions d’urgence et de relogement, en lien avec les associations et les bailleurs sociaux. Ces propositions sont adressées à chaque municipalité pour oeuvrer dans le local pour une cause nationale.
A Montpellier : les promesses des candidats
A Montpellier, plusieurs actions ont déjà été menées par Michael Delafosse, le maire actuel, pour lutter contre l’insécurité que subissent les femmes. Récemment, en novembre 2025 un bouton SOS a été ajouté sur l’interface de l’application TAM des transports de la ville. Les passagers peuvent prévenir d’une agression au moment même, grâce à ce dispositif elles écartent le danger et sont directement mises en relation téléphonique avec les forces de l’ordre. De plus, la ville oeuvre pour accompagner les femmes victimes de violence, elle propose également de renforcer leur sécurité. 10 sessions de 6 cours permettent chaque année à 120 Montpelliéraines d’accéder gratuitement aux bases de la self-défense. Au-delà des dispositifs déjà existants, certains candidats promettent de renforcée la sécurité des femmes à Montpellier. Isabelle Perrein, candidate de la liste Aimer Montpellier aux municipales s’engage à réduire les violences faites aux femmes. Elle fait part de son engagement pour cette cause : « Quand le danger se trouve partout, cela ne s’appelle plus des faits divers. C’est un drame local, un drame massif, un drame silencieux. Ces chiffres devraient nous empêcher, tous, de détourner le regard. Ils devraient nous obliger à agir vite, clairement, collectivement » affirme la candidate selon le média Actu. Isabelle Perrein exprime la volonté d’agir en premier lieu sur la prévention dans les écoles, mais aussi réussir à mieux anticiper les agressions. « Oui on peut prévenir un féminicide, on peut empêcher une main de se lever. Je veux que Montpellier soit la ville qui dit : la première insulte est déjà une violence et qu’elle sera prise au sérieux » ajoute la candidate au micro d’Actu.
La candidate LFI, Nathalie Oziol, s’engage également à lutter contre ses violences, "En tant que maire, je me constituerai partie civile pour tout dépôt de plainte de victime de VSS », explique-t-elle. De plus, elle promet de "former les agents de la police municipale à ces problématiques pour assurer l'accueil des victimes » selon le quotidien Hérault Tribune. Comme Isabelle Perrein, son objectif est de pouvoir prévenir les violences sexuelles pour combattre ce fléau.







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