À Montpellier, les migrants au cœur des revendications
- Talihau Vaisala
- 18 déc. 2025
- 2 min de lecture
À l’occasion de la Journée internationale des migrants, environ 400 personnes ont manifesté à Montpellier à l’appel de la Marche des Solidarités. Associations, syndicats et collectifs ont dénoncé les politiques migratoires actuelles, la précarité des personnes migrantes et la montée des discours racistes.

La mobilisation a voulu rendre visibles celles et ceux que l’on voit trop peu. « On est là pour visibiliser les migrants », explique Anne. La manifestation a marqué un arrêt symbolique devant la Chambre de commerce et de l’industrie afin de rappeler « qu’ils aient des papiers ou non, ils travaillent et font marcher beaucoup de secteurs ». Elle dénonce des procédures de régularisation trop complexes, malgré les besoins de main-d’œuvre reconnus par les employeurs.
« Il y a encore des enfants qui dorment dans la rue »
Parmi les revendications, la régularisation des sans-papiers et la lutte contre les politiques jugées discriminatoires, occupent une place centrale. « On est là pour l’abolition des centres de rétention administrative, l’ouverture des frontières et contre le racisme en général », affirme Mathéo, membre du Réseau Université Sans Frontières (RUSF). Étudiant, il dénonce aussi la loi « Bienvenue en France », qui impose des frais d’inscription très élevés aux étudiants étrangers : « Un master, ça peut leur coûter plus de 2 000 euros, c’est abusé. »
Mais au-delà des revendications politiques, ce sont des situations humaines concrètes qui ont été mises en avant. « À Montpellier, il y a encore des enfants qui dorment dans la rue », alerte Nicolas. « Quatre enfants aujourd’hui, et il y a trois semaines, treize familles étaient encore dehors, alors qu’il y a des logements vides. » Pour lui, cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de durcissement des politiques migratoires et de montée de l’extrême droite.
Organisée par la Marche des Solidarités, la manifestation a réuni associations, syndicats et organisations politiques pour rappeler que les droits des migrants sont avant tout des droits humains.







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