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Opération escargot jusqu'au port de Sète

Depuis dimanche, sur le rond-point de l’A 709 à Vendargues, les agriculteurs de la Confédération Paysanne s’opposent à l’abattage de tous les bovins touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et sur les accords du MERCOSUR.


Sur le rond-point de l’A709 à Vendargues, une vingtaine d’agriculteurs filtrent les véhicules. @Tom Serrano
Sur le rond-point de l’A709 à Vendargues, une vingtaine d’agriculteurs filtrent les véhicules. @Tom Serrano

« S’il faut passer les fêtes ici, on les passera ici », exprime Mathis Gasc, fils d’éleveur de bovins à viande. Ce jeudi matin, avant le lever du soleil, sur le blocage du rond-point de l’A709 au niveau de Baillargues, les agriculteurs échangent leur place avec ceux qui ont passé la nuit sur le camp pour éviter de se faire déloger.


Dès huit heures, les éleveurs ravivent le feu avec des palettes et filtrent les véhicules, « on sait que l’on embête les automobilistes, mais c’est le seul moyen de se faire entendre », explique un manadier bénévole.  « Ils ont raison, ce n’est pas normal que l’on importe de la viande qui vient de l’étranger alors que l’on produit en France. Je peux attendre trois heures dans les embouteillages, ce n’est pas grave, je les soutiens », exprime fièrement un automobiliste. Dans l’ensemble, les conducteurs soutiennent ce mouvement, « depuis dimanche, nous avons eu près de 1500 € de dons à la volée. Nous n’avions même pas préparé de cagnotte ! » s’étonne le porte-parole du camp.


Direction le port de Sète


Aux alentours de 10h30, le camp s’active, les derniers tracteurs rejoignent le groupe et le cortège s’élance. D’abord sur l’A709 puis sur l’A9. Escorté par les gendarmes, les tracteurs circulent à 40km/h sur l’autoroute. Après quarante minutes de route, les agriculteurs arrivent au niveau du port de Sète, ils se posent sur le rond-point et font ralentir la circulation. « On n’est pas là pour bloquer le port, on n’est pas là pour bloquer les éleveurs français. On comprend que tout le monde doit travailler, mais on a vraiment besoin que tout le monde s’y mette », confie Michel Vitou, éleveur de taureaux de race Camargues. « On a besoin que cette maladie s’arrête, donc on est venus là pour défendre nos revendications », ajoute-t-il.


La saison 2026, des courses camarguaises compromise


« On vient soutenir les agriculteurs, car c’est grâce à eux qu’on peut exercer notre profession », estiment cinq raseteurs. Malheureusement, les effets de la DNC ne touchent pas que les éleveurs de bovins. « La prochaine saison est réellement compromise », confie un coureur camarguais, avant de rajouter : « le but pour nous, c’est de tout confiner, parce que si la race Camargue disparaît, c’est tout un écosystème et toute une économie qui s’effondrent ».


En attendant le résultat des négociations qui se sont tenues à Bruxelles aujourd’hui, les agriculteurs sont prêts à continuer leurs actions sur une durée indéterminée.  

 

 


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