Montpellier : Bad Bunny se réinvente à la lueur des bougies
- Ethan Davila Levy
- 8 janv.
- 2 min de lecture
Il ne s’agit pas d’un concert de Bad Bunny comme les autres. Ni d’un show urbain classique, ni d’un simple hommage global à la star portoricaine. Le 24 janvier 2026, Montpellier accueillera une version très précise et singulière de l’univers de l'artiste : celle du concert Candlelight.

Bad Bunny en concert lors de sa résidence à Puerto Rico / Ethan Davila Levy
Installé dans le décor historique de l’Amphithéâtre de l’École de Médecine, le public sera plongé dans une atmosphère hors du temps. Des centaines de bougies, une acoustique naturelle, et des arrangements épurés : la recette Candlelight transforme les codes de la musique populaire pour en extraire une émotion plus brute, plus sensible.
Une autre lecture de Bad Bunny
Ce concert ne célèbre pas Bad Bunny dans sa dimension spectaculaire ou provocatrice, mais bien dans cette version-là, revisitée, réinterprétée, presque dénudée. Les titres emblématiques de l’artiste prennent une autre ampleur lorsqu’ils sont confiés à un ensemble instrumental. Les rythmes reggaeton laissent place aux cordes, aux silences, aux respirations.
Des morceaux comme Ojitos Lindos, Yonaguni, La Noche de Anoche ou Tití Me Preguntó changent de texture. Privées de paroles chantées, ces compositions révèlent une richesse mélodique souvent éclipsée par leur succès commercial. Le concert devient alors une expérience d’écoute où l’on redécouvre des chansons que l’on croyait connaître.
Quand la pop urbaine rencontre le classique
C’est précisément là que réside la force du concept Candlelight : faire dialoguer des univers que tout oppose en apparence. La musique de Bad Bunny, ancrée dans la culture latine contemporaine, se frotte ici à une interprétation plus classique, presque cinématographique. Le résultat surprend mais séduit par sa sincérité.
Dans ce format d’une heure environ, chaque morceau est pensé comme une pièce à part entière. Le concert ne cherche pas à reproduire l’énergie d’un live pop, mais à créer une connexion directe entre la musique et l’auditeur. Une manière différente d’aborder l’œuvre d’un artiste devenu incontournable de la scène mondiale.
Un rendez-vous culturel à part
Au-delà de l’hommage, cette soirée s’inscrit dans une programmation culturelle qui mise sur l’originalité et l’expérience. Le choix du lieu, la scénographie minimaliste et la proximité avec les musiciens renforcent le sentiment d’exclusivité. On ne vient pas seulement écouter un concert, mais vivre un moment où la musique se fait confidentielle.
Le Candlelight s’adresse autant aux fans de l’artiste qu’aux curieux en quête de nouvelles formes de concerts. Une proposition audacieuse, à la croisée des genres, qui prouve qu’un répertoire populaire peut aussi se réinventer dans la douceur et la lumière vacillante des bougies.







Commentaires