Cinéma : les sorties incontournables du 21 janvier 2026
- Paul Aimé
- 21 janv.
- 2 min de lecture
Les sorties cinéma de ce mercredi naviguent entre puissance politique, romances décalées et frissons d'horreur. De la Russie post-soviétique aux îles lointaines peuplées de singes enragés, en passant par les ateliers de couture romains, les fauteuils des salles s'apprêtent à en voir de toutes les couleurs. Focus sur une sélection qui promet intrigues machiavéliques, comédie loufoque et quelques belles claques dramatiques.

Cette semaine, les fauteuils rouges s'apprêtent à recevoir des spectateurs prêts à tout ou presque pour s'évader du quotidien. Au sommet de l'affiche, « Le Mage du Kremlin » d'Olivier Assayas débarque en grande pompe avec Paul Dano, Jude Law et Alicia Vikander. Le thriller politique retrace l'ascension de Vadim Baranov, jeune homme à l'intelligence redoutable qui devient le conseiller officieux d'un ancien agent du KGB dans la Russie des années 1990. Pour les amateurs de cinéma d'auteur exigeant, c'est du grand Assayas, casting international, durée épique (2h32), même si certains craignent un rythme contemplatif.
Romances improbables et fresques féminines
Heureusement, le reste de la sélection nous rappelle qu'on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise. « Amour Apocalypse » d'Anne Émond débarque pour braquer l'ennui et offrir une bouffée d'air loufoque et romantique, avec Patrick Hivon et Piper Perabo : Adam, 45 ans éco-anxieux, rencontre Tina via une ligne de service après-vente, et cette rencontre inattendue dérègle tout, la terre tremble, les cœurs explosent, c'est l'amour ! Une comédie présentée à la Quinzaine des Cinéastes 2025, décalée à souhait.
Plus touchant, « Hamnet » de Chloé Zhao nous plonge dans l'intimité d'Agnès et William Shakespeare, avec Paul Mescal et Jessie Buckley, alors qu'ils pleurent la perte de leur fils. Un drame historique sensible inspiré du roman de Maggie O'Farrell, une parenthèse poétique à ne pas manquer pour les cœurs tendres.
Horreur animale et thriller social
À ceux en quête de sensations fortes, « Primate » de Johannes Roberts offre Troy Kotsur et Johnny Sequoyah dans un slasher animalier gore et tendu : un groupe d'amis voit son séjour idyllique sur une île lointaine dégénérer en affrontement bestial quand un chimpanzé contracte la rage. Parfait pour ceux qui pensent que la peur est le meilleur remède contre le spleen hivernal.
Mention spéciale aussi à « Grand Ciel » d'Akihiro Hata avec Damien Bonnard : Vincent travaille sur le chantier nocturne d'un nouveau quartier futuriste, et lorsque des ouvriers disparaissent mystérieusement, lui et ses collègues suspectent leur hiérarchie d'avoir dissimulé les accidents. Un thriller social qui déconstruit les certitudes un à un, à la manière d'un film noir maladroit mais généreux.
Enfin, « Diamanti » de Ferzan Özpetek transporte dans un atelier de couture romain des années 70 où deux sœurs dirigent un univers peuplé de femmes, de passions et de sororité, avec Jasmine Trinca et Luisa Ranieri. Un drame choral sur les liens féminins et la création.
Au final, ce 21 janvier, les salles obscures misent sur la diversité des récits : que vous ayez soif de conspirations russes, d'amour apocalyptique ou de frissons primates, une expérience cinématographique vous tend les bras.







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