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Les gueux envahissent les rues de Montpellier

Un peu avant 20 heures, les festivaliers se sont élancés dans leurs traditionnel défilé du Carnaval des Gueux. Fidèle à l’esprit du Mardi gras, le cortège a envahi les rues du centre-ville de Montpellier, sous une pluie de confettis et de musique folklorique.


Premier feu devant l'église Saint-Roch / ©Gaylord Sieger
Premier feu devant l'église Saint-Roch / ©Gaylord Sieger

Ici, pas de barrières ni d’itinéraire officiel. Le principe reste le même depuis des années : une déambulation libre, rythmée par les percussions et les fifres, où chacun vient masqué, grimé ou costumé. Entre satire politique, figures grotesques, le carnaval cultive un esprit de liberté.


Au fil de la soirée, près de 400 participants ont arpenté les rues du centre historique, rejoints par des curieux croisés en chemin. L’ambiance, bon enfant, mêlait confettis, chants et slogans scandés contre un groupe politique de droite. C’est Marine Le Pen, qui est l’effigie symbolique de cette édition et donc destinée à être brûlée. Un rituel hérité des traditions populaires, où l’on brule l’hiver autant que les colères accumulées.


Si l’événement se veut festif, il demeure aussi revendicatif. Organisé sans déclaration préalable, il a déjà fait l’objet d’interdictions par le passé en raison de débordements et de troubles à l’ordre public. Cette année encore, les autorités sont restées vigilantes, dans un contexte national marqué par des tensions politiques et des crispations entre différents groupes militants.


Entre fête de rue et exutoire collectif, le Carnaval des gueux confirme sa place singulière dans le paysage montpelliérain : un rendez-vous libre, mouvant, où la satire s’invite au cœur de la cité.



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