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Montpellier, l’aire de jeu d’Invader et ses fantômes

Fantôme pour les uns, ovni pour les autres. À Montpellier comme dans bien d’autres grandes villes françaises, de petites mosaïques colorées attirent l’œil des passants. Discrètes ou bien en pleine lumière, elles provoquent presque toujours la même réaction : un sourire, parfois une photo.

Space Invader à Montpellier / Lilly San Juan Paoli
Space Invader à Montpellier / Lilly San Juan Paoli

Depuis 1996, l’artiste connu sous le nom d’Invader dissémine ses créations sur les façades des métropoles du monde entier. Certaines occupent des pans de mur entiers, d’autres se nichent dans un coin de rue, à l’abri des regards inattentifs. Réalisées à partir de carreaux de céramique ou de tesselles, ces figures inspirées des jeux d’arcade sont surnommées les

"virus urbains". Toujours masqué pour préserver son anonymat, l’artiste se décrit comme un "hacker de l’espace public". En 2025, plus de 4.308 de ses mosaïques ont été recensées à travers le globe.

À l’image de nombreux créateurs issus du street art, Invader investit la rue pour rendre l’art accessible à tous. Passionné de culture populaire et de jeux vidéo, il revisite régulièrement des figures connues, de Gregory House à La Panthère Rose, sans oublier Serge Gainsbourg.


Un phénomène virtuel


Depuis quelques années, une application officielle, nommée FlashInvaders permet aux amateurs de partir à la chasse aux mosaïques. Chaque œuvre y est répertoriée avec sa date et sa localisation, et chaque découverte rapporte des points. Une manière ludique d’explorer la ville et de constituer sa propre galerie virtuelle à ciel ouvert.


À Montpellier, une rumeur persistante affirme même que l’ensemble des œuvres locales formerait, vues sur une carte, un Space Invader géant. De quoi transformer une simple promenade en véritable chasse au trésor urbaine pendant les vacances scolaires !


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