Galette des rois : quand la tradition se heurte à l’inflation
- Talihau Vaisala
- 8 janv.
- 2 min de lecture
Chaque mois de janvier, la galette des rois s’impose comme un incontournable des tables françaises. Un symbole de convivialité et de tradition, elle cache pourtant une réalité moins festive : son prix qui ne cesse d’augmenter. En 2025, déguster une galette devient un petit luxe pour de nombreux ménages.

Chaque début d’année commence par la célèbre galette des rois. Les foyers s’empressent d’en acheter pour la fêter, mais à quel prix ? Dans les boulangeries artisanales, le prix moyen d’une galette à la frangipane pour six personnes se situe désormais entre 20 et 30 euros, contre environ 15 euros il y a quelques années. Selon La Dépêche, qui s’appuie sur les données de l’établissement public FranceAgriMer, le prix du beurre pasteurisé vendu sur le marché de Rungis a augmenté d’environ 40% sur un an, impactant directement le coût de fabrication des galettes des rois. A cela s’ajoutent d’autres hausses, comme celles des œufs et de l’énergie, qui pèsent sur les coûts de fabrication. Concrètement, le prix moyen d’une galette des rois varie fortement selon le lieu d’achat : en grande surface, on trouve des galettes vendues autour de 4 à 12 euros, tandis que chez un artisan boulanger, il n’est pas rare qu’une galette atteigne entre 17 euros et 30 euros ou plus, surtout pour les créations plus élaborées.
Des écarts de prix importants selon les points de vente
Cette fourchette s’explique par la diversité des produits : une galette industrielle vendue à bas prix ne met pas toujours en avant les matières premières de qualité, tandis que celles proposées par des maisons de prestige ou des hôtels de luxe peuvent dépasser largement ces montants, notamment pour les créations les plus élaborées. Face à ces prix, de nombreux consommateurs se tournent vers des solutions plus économiques : acheter en grande surface, choisir des petites parts ou même confectionner soi-même sa galette. Pour beaucoup, la galette des rois reste un plaisir à partager, mais elle reflète aussi les tensions de l’inflation qui touchent les produits alimentaires festifs en France.







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