Cinéma : les sorties incontournables du 7 janvier 2026
- Paul Aimé
- 7 janv.
- 2 min de lecture
Les sorties cinéma de ce mercredi ouvrent l'année avec une programmation exigeante, entre films d'auteur, fresques historiques et récits intimes. Entre familles qui se déchirent, mémoires meurtries et solitudes contemporaines, les fauteuils des salles s'apprêtent à accueillir des spectateurs en quête de récits forts. Focus sur une sélection qui promet émotions à fleur de peau, regards profonds sur le monde et quelques belles claques de cinéma d'art et essai.

Cette semaine, les fauteuils rouges s'apprêtent à recevoir des spectateurs prêts à tout ou presque pour s'évader du quotidien. Au sommet de l'affiche côté cinéphiles, « Father Mother Sister Brother » de Jim Jarmusch, Lion d'Or 2025 à Venise, arrive enfin en salles. Construit en triptyque, le film suit trois histoires autour de relations entre enfants adultes et parents distants, porté par Tom Waits, Adam Driver et Mayim Bialik. Une œuvre douce-amère sur la famille, l'éloignement et les retrouvailles, qui devrait séduire les amateurs de poésie jarmuschienne.
Chroniques de jeunesse et mémoires historiques
Heureusement, le reste de la sélection nous rappelle qu'on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise. « Ma Frère » de Lise Akoka et Romane Gueret suit Shaï et Djeneba, 20 ans, amies d'enfance devenues animatrices en colonie de vacances dans la Drôme avec des enfants issus comme elles de la place des Fêtes à Paris. À l'aube de l'âge adulte, entre responsabilités et fissures de leur amitié, le film prolonge le regard tendre et lucide des réalisatrices sur la jeunesse.
Plus mélancolique, « Le Studio photo de Nankin » d'Ao Shen revient sur la mémoire et la survie à travers un drame historique situé au temps du massacre de Nankin. Dans ce studio, les portraits figent des destins menacés, et le film interroge la trace laissée par les violences de l'Histoire.
Immigrations invisibles et faune sauvage
À ceux en quête de récits plus intérieurs, « Les Lumières de New York » de Lloyd Lee Choi suit Lu, arrivé de Chine à New York avec le rêve d'ouvrir son restaurant, vite rattrapé par les dettes et les petits boulots invisibles. Quand sa femme et sa fille le rejoignent après des années de séparation, il doit composer avec les désillusions et la reconstruction d'une vie de famille.
Mention spéciale aussi à « Red Bird » d'Alexandre Laugier, Thomas Habibes et Houssam Adili : Max, fils d'un policier secret, se lance dans une enquête explosive après la mort mystérieuse de son père, accompagné de son ami Sam. Entre mensonges d'État et poursuites, le film assume son côté engagé et nerveux.
Enfin, les amateurs de documentaire trouveront leur compte avec « Animus Femina » d'Éliane de Latour, qui suit quatre femmes engagées auprès de la faune sauvage et interroge notre rapport au vivant. Une proposition contemplative et militante pour commencer l'année en questionnant notre place dans le monde.
Au final, ce 7 janvier, les salles obscures misent moins sur le grand spectacle que sur des récits incarnés : que vous ayez envie de chroniques familiales, de souvenirs hantés par l'Histoire ou de luttes intimes, un film vous attend déjà entre deux rangées de fauteuils.







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