Affaire Gilles d’Ettore : l’ex-maire agathois de nouveau écroué
- redaction025

- 22 janv.
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L’ancien maire d’Agde, Gilles d’Ettore, libéré sous contrôle judiciaire après avoir été placé en détention provisoire en avril 2024, a été renvoyé en prison hier.

Gilles d’Ettore est de retour en prison depuis hier. Il avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire depuis le 26 juin 2024 et exilé en Dordogne. Mais il a reçu l’autorisation en fin d’année 2025 de passer les fêtes dans l’Hérault. Mais le 2 janvier, son frère décède, son autorisation de séjour est prolongée. Elle est prolongée une nouvelle fois quand sa mère décède à son tour le 14 janvier. Pendant cette période, il est mentionné dans un communiqué de presse du Parquet de Béziers que l'homme de 57 ans a “violé l’interdiction de contact, à plusieurs reprises, avec un témoin clé de l’affaire, par ailleurs employé de la mairie d’Agde, n’hésitant pas à le rencontrer à plusieurs occasions”. Il a tenté de se défendre devant les juges d’instruction en mentionnant qu’il comptait se présenter aux élections municipales de 2026 et que les rencontres avec un des témoins, un employé de mairie et le maire d’Agde, Sébastien Frey, étaient : “fortuites”.
Les débuts de l’affaire
L’affaire éclate en octobre 2023 lorsque des éléments de l’enquête font apparaître que Gilles d’Ettore, élu Les Républicains à la tête de la commune d’Agde depuis 2001, aurait agi sous l’influence d’une femme se présentant comme voyante, médium et « guérisseuse ». Selon les investigations, cette quadragénaire utilisait une voix modifiée, grave et masculine pour faire croire à ses interlocuteurs qu’ils communiquaient avec une entité “venues de l’au-delà”. Dans le cas de l’ancien maire, cette voix aurait été interprétée comme celle de son père décédé, incitant l’élu à lui accorder des avantages personnels et professionnels. Le 20 mars 2024, Gilles d’Ettore est placé en garde à vue puis mis en examen pour corruption passive, prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics, des chefs d’accusation qui soulignent l’importance des sommes et des avantages suspectés. Il est alors soupçonné d’avoir utilisé des fonds publics pour financer des prestations, des travaux au domicile de la voyante, et d’avoir favorisé le recrutement de plusieurs personnes de son entourage proche au sein de la mairie ou de la communauté d’agglomération Hérault Méditerranée. Après plus de deux mois de détention, il présente sa démission de tous ses mandats électifs, y compris ceux de la mairie et de la présidence de la communauté d’agglomération. Peu après, les magistrats ordonnent sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, assortie d’interdictions strictes. Depuis, l’enquête se poursuit par la DJSI de Montpellier.







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