« Tant que je n’ai pas le titre, je recommencerai » : ce chef veut décrocher le graal… du burger
Deuxième du Sud-Ouest lors de la Coupe de France du Burger, le chef montpelliérain Mathieu Marquet s’est distingué avec une création inspirée de la Polynésie et engagée pour la préservation des océans. Derrière cette performance, un cuisinier déterminé, qui compte bien retenter sa chance jusqu’à décrocher le titre.

Mathieu Marquet s’est distingué avec une création inspirée de la Polynésie / Lezgo image
À première vue, c’est « juste » un burger. Mais dans l’assiette de Mathieu Marquet, il y a une histoire, un message… et visiblement une bonne dose d’obstination. Le 1er avril, à Paris, ce chef montpelliérain, à la tête du food truck Le Go Fast, a décroché la deuxième place régionale (Sud-Ouest) lors de la Coupe de France du Burger by Socopa. Un résultat qui pourrait faire tourner la tête, mais pas la sienne selon Actu. « Attention, je suis deuxième régional, pas national », rectifie-t-il immédiatement. Le ton est donné : ici, pas question de survendre. Juste l’envie de faire mieux, encore.
Derrière les buns bien dorés, la compétition est féroce. Près de 300 candidats au départ, une sélection drastique, puis seulement 25 finalistes à Paris. Autant dire qu’à ce niveau, le moindre détail peut faire tomber un burger… et son créateur avec. Cette année, le thème imposé, « le burger du futur », aurait pu inspirer des recettes ultra-techno ou déjantées. Mathieu Marquet, lui, a pris un autre chemin.
Un burger, un fils… et un bout d’océan
Son burger s’appelle Moana. Comme son fils. Et comme l’océan, en tahitien. Car oui, ici, on est loin du simple steak-fromage. Le chef a voulu raconter quelque chose. « L’idée, c’était la transmission aux générations futures, surtout autour de la fragilité des océans », explique-t-il à nos confrères. Dit comme ça, ça peut sembler ambitieux pour un burger. Mais dans ses mains, ça prend forme.
Le Moana ne fait pas dans la demi-mesure. Le pain, déjà, donne le ton : spiruline bleue, crème de coco, bière tahitienne. Sur le dessus, une tuile à base de tarot et de fleur d’hibiscus, symbole d’espoir. À l’intérieur ? Une petite explosion contrôlée : sauce « lave volcanique » (oui, vraiment) à base de tonkatsu et de mangue rôtie au rhum, fromage au charbon de coco, crumble de uru, steak mariné au miso… Le tout relevé par une sauce tartare à l’huile de coco et quelques perles de mangue. Bref, un burger qui fait voyager, sans quitter Montpellier.
Deuxième… encore.
Ce n’est pas la première fois que Mathieu Marquet frôle la première place. Déjà en 2022, il terminait vice-champion régional. Un schéma qui pourrait frustrer certains. Pas lui. « Tant que je n’ai pas le titre, je recommencerai », lâche-t-il, presque comme une évidence à nos confrères. Et à ce rythme-là, il y a fort à parier que le burger montpelliérain n’a pas fini de faire parler de lui, ni de donner faim.




Commentaires