Sécurité: Castelnau-le-Lez ouvre un refuge pour les femmes victimes de violences
- Ethan Davila Levy
- 9 mars
- 2 min de lecture
À Castelnau-le-Lez, une nouvelle structure d’accueil vient d’être inaugurée pour protéger les femmes confrontées aux violences conjugales. Baptisée Maison d’Olympe, elle propose un hébergement d’urgence et un accompagnement social destiné aux victimes et à leurs enfants.

Rue de Montpellier / WIX
La Maison d’Olympe doit offrir un abri temporaire aux femmes contraintes de fuir leur domicile. La structure prévoit des séjours pouvant aller jusqu’à quatre mois, avec une première période d’accueil de deux mois renouvelable.
Ce temps doit permettre aux résidentes de stabiliser leur situation et d’engager les démarches nécessaires pour reconstruire leur quotidien. Une travailleuse sociale spécialisée accompagne les femmes dans les procédures administratives, les demandes d’aides ou encore les démarches juridiques.
Certaines arrivent en effet sans papiers, sans accès à leurs comptes bancaires ou sans solution immédiate pour leurs enfants. La structure propose donc un suivi global : soutien social, accompagnement psychologique, suivi médical et assistance juridique. Le dispositif fonctionne également en lien avec la gendarmerie et la police municipale, où une agente référente pour les violences intrafamiliales a été désignée.
Une maison discrète devenue refuge
Le projet repose sur la transformation d’une ancienne habitation privée. Cette maison a été proposée à la municipalité par l’agent immobilier castelnauvien Laurent Bochu, aujourd’hui disparu. Après d’importants travaux de rénovation, le bâtiment a été adapté pour accueillir plusieurs familles.
L’adresse n’est pas rendue publique afin de garantir la sécurité des personnes hébergées. La maison, d’une superficie d’environ 180 m², comprend cinq chambres, dont une équipée pour les personnes à mobilité réduite. Des espaces communs — cuisine, salle à manger et salon — permettent d’organiser la vie quotidienne.
Une salle de jeux a été aménagée pour les enfants, avec peluches, jouets et petits meubles. Des matelas supplémentaires sont placés sous les lits pour permettre aux plus jeunes de dormir près de leur mère si nécessaire, et des lits parapluies sont disponibles pour les bébés. À l’extérieur, un jardin d’environ 1 100 m² offre un espace calme et sécurisé.
Une inauguration symbolique le 8 mars
La présentation officielle de la structure s’est tenue le dimanche 8 mars 2026, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Pour le maire Frédéric Lafforgue, ce choix de calendrier est volontaire : la commune souhaite apporter une réponse concrète aux violences intrafamiliales plutôt que de se limiter à des déclarations d’intention.
La structure ouvrira ses portes aux premières résidentes dès le lendemain de l’inauguration. Le projet, dont le coût total atteint 1,65 million d’euros, a été porté par le centre communal d’action sociale de la ville. L’État participera au financement de son fonctionnement.
Présent lors de l’événement, le sénateur de l’Hérault Hussein Bourgi a rappelé que les lieux d’accueil restent insuffisants face à l’ampleur des violences conjugales. Selon lui, disposer d’un refuge à proximité peut faire la différence pour certaines victimes qui hésitent à quitter leur domicile lorsqu’aucune solution d’hébergement n’existe près de chez elles.
Ethan Davila Levy




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